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Série les biais cognitif: l'effet de halo

L’effet de halo, quand un sourire cache un vide, et qu’une erreur efface un talent

Tu as déjà vu ça ?

Tu croises quelqu’un qui a un sourire éclatant. Tu le trouves immédiatement sympathique. Tu lui fais confiance, même si tu ne le connais pas.

Tu écoutes un orateur avec une voix ferme. Tu le trouves

compétent, même s’il dit des choses vagues.

Tu vois un produit avec un design élégant. Tu le juges de meilleure qualité, même s’il ne fonctionne pas bien.

Et puis, l’inverse :

Tu as un collègue qui parle doucement. Tu le trouves timide, donc peu sûr de lui, même s’il a des idées brillantes.

Tu as un client qui a raté un rendez-vous. Tu le juges peu fiable, même s’il a toujours payé à temps.

Tu as un projet qui a un nom accrocheur. Tu le trouves génial, même s’il est mal construit.

Et toi ?

Tu as raté un rendez-vous. Tu te dis : “Je suis nul.” Tu as eu un échec. Tu te dis : “Je ne vaux rien.” Tu as reçu un compliment. Tu te dis : “Je suis bon.”  Même si c’était un hasard. Tu as été critiqué. Tu te dis : “Je suis nul.” Même si c’était une erreur ponctuelle.

C’est ce qu’on appelle :

L’effet de halo.

Un biais cognitif qui fait que tu juges une personne, un produit, une idée, en fonction d’une seule caractéristique, souvent superficielle, et que tu généralises cette évaluation à tout le reste.

L'effet de halo: un terme inventé en 1920 par Edward Thorndike, un psychologue américain, dans une étude sur les jugements des officiers militaires.

Thorndike a montré que les officiers qui notaient un soldat comme “intelligent” tendaient aussi à le noter comme “brave”, “digne de confiance”, “bien habillé” même si ces traits n’avaient rien à voir.

Et ce biais, il est toujours actif.

Il est partout.

Dans les entretiens d’embauche. Dans les réseaux sociaux. Dans les achats. Dans les relations. Dans les décisions.

Et surtout dans ton rapport à toi-même.

Et ce biais, il ne te trompe pas. Il te détruit.

Parce que tu ne vois pas la personne. Tu vois une impression. Tu ne vois pas le projet. Tu vois un signe.

Et tu prends des décisions basées sur ce signe pas sur la réalité.

Tu ne te vois pas tel que tu es. Tu te vois comme ton biais te le raconte :

« Je suis nul. » « Je suis génial. » « Je ne suis pas à la hauteur. » « Je suis le meilleur. »

Le lien avec l’inconscient : les croyances limitantes

L’inconscient n’aime pas le changement. Il préfère la stabilité, même si elle est insatisfaisante. Donc, il renforce les croyances liées à l’effet de halo : « Si j’ai raté, je suis nul. » « Si j’ai réussi, je suis génial. » « Si on me critique, je ne vaux rien. » « Si on me complimente, je suis parfait. » Ces croyances limitantes sont souvent ancrées très tôt, dans l’enfance, dans l’éducation, dans les modèles sociaux. Et elles deviennent ton identité, même si elles te détruisent.

Il y a une preuve que ce biais agit même dans des contextes inattendus.

En 2020, des chercheurs de l’Université Cornell (Gunaydin, Selcuk & Zayas) ont montré que les gens adaptent leurs comportements, aussi des mois plus tard, en se basant sur le jugement qu'il avait porté sur une photo portrait. (http://people.psych.cornell.edu/~pac_lab/pdf/Gunaydin,Selcuk,&Zayas,PortraitPrediction.pdf)

Oui, tu as bien lu.

Ils ont demandé à des participants de juger des visages inconnus, sans aucune information, et les participants ont attribué des traits comme “confiant”, “intelligent”, “sincère”, uniquement à partir de l’apparence. Et ce jugement, il a influencé leurs décisions bien plus tard, même quand ils ont appris que le visage était celui d’un criminel.

Autrement dit : ton cerveau crée une histoire à partir d’un signe et il s’y tient même quand la réalité le contredit.

C’est l’effet de halo en action dans sa forme la plus silencieuse, la plus puissante.

La solution : Regarder au-delà du premier signe Pas en rejetant les premières impressions elles sont utiles. Mais en les complétant.

Voici un exercice simple :

Avant de juger quelqu’un (ou toi-même) : Demande-toi : « Qu’est-ce que je vois vraiment ? Qu’est-ce que je suppose ? Qu’est-ce que j’ignore ? »

Et puis, observe.

Tu ne changes pas la personne. Tu changes ton rapport à elle.

Et surtout :

Tu ne changes pas toi-même. Tu changes ton rapport à toi-même.

Conclusion : Le biais de l’effet de halo n’est pas un piège c’est une opportunité Tu ne peux pas l’éviter. Mais tu peux le reconnaître. Parce que quand tu vois le biais, tu le désamorces. Quand tu vois la distorsion, tu la réajustes. Quand tu vois l’illusion, tu la dissipes. Et c’est là que la confiance en soi revient non pas parce que tu es parfait, mais parce que tu es réel.

Parce que tu n’es pas ce qu’on voit en premier. Tu es ce que tu es au-delà du signe, au-delà de l’impression, au-delà du biais.

Et c’est là que tu commences à vivre pas à te juger.

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